Dodge Charger Guide de l’auto 1967

Dodge Charger 1967

 FICHE TECHNIQUE

Moteur: V8 de 383 pouces cubes. 325 c.v. à 4,800 tours minute.

Transmission: Automatique à trois vitesses.

Freins: Disques à l’avant, tambours à l’arrière. Poids: 3650 livres.

TABLEAU DES PERFORMANCES

Accélération: 0-60 mph: 7,5 secondes.

Vitesse maximales 120 mph.

Consommation moyenne: 16 milles au gallon.

LA DODGE CHARGER

La popularité de plus en plus accentuée des voitures sport européennes a poussé les manufacturiers américains à lancer sur le marché certains modèles qui empruntent quelques particularités aux voitures-sport mais qui demeurent bicn américanisées. Elles sont plutôt ce qu’on peut appeler des voitures sportives ou semi-sport en raison de leur apparence ou de certains de leurs accessoires. La Dodge Charger, une voiture lancée en 1966 par Chrysler, appartient à cette catégorie.

Caractéristiques techniques

Voici qucllcs étaient les caractéristiques de la voiture que nous avons essayée. Notre Charger possédait un moteur de 383 pouces cubes qui, avec son unique carburatcur 4 barils, donne une puissance de 325 c.v. à 4,800 tours-minute. Notons ici que le moteur à culasse hémisphérique de plus de 425 c.v. est également disponible. Toutefois les performances sont tout à fait acceptables avec le moteur 383. La transmission automatique dispose de trois rapports et la voiture était aussi munie de freins à disque à l’avant. Cette voilure de 3,650 livres possédait aussi une suspension raffermie de type “heavy-duty”.

 

 

 

En prenant place à l’intérieur, on remarque d’abord que les sièges sont confortables et que la position au volant est excellente. Il convient de féliciter le manufacturier de nous avoir donné de véritables instruments à la place de ces petites lumières qui vous avertissent que quelque chose ne va pas une fois qu’il est trop tard pour prévenir les dégâts. Il y même un compte-tours calibré à 6000 tours minute. Le volant en simili-bois donne une sensation plaisante au toucher mais il présente par contre un sérieux inconvénient. L’avertisseur est placé au centre, ce qui oblige à laisser le volant d’une main  pour quelques instants lorsqu’on désire klaxonner. Le délai qu’exige cette opération peut présenter un danger. J’ai aussi remarqué qu’au centre des différents cadrans il y avait un petit ornement en forme de pointe, ce qui pourrait être excessivement dangereux en cas d’accident. La visibilité vers l’arrière n’est pas très bonne en raison de la lunette qui est fortement inclinée. La voiture est strictement une quatre places et on peut ajouter que les sièges arrière ne sont pas des plus confortables. Le dossier n’est pas assez haut et sur. tout il n’est pas suffisamment incliné.

DES BONS POINTS

Mentionnons une particularité de la Dodge Charger:

L’intérieur du toit est fini en fibre de verre recouvert de nylon, ce qui améliore l’insonorisation et la résistance à la chaleur. Tout l’arrière de la voiture peut se transformer en une immense plate-forme à bagages très pratique qui communique avec la malle. Un bon point concernant la sécurité est l’adoption d’essuie-glace au fini mat au lieu de chromé. Ceci empêche le reflet des phares des autres voitures de vous aveugler le soir.

AGRÉABLE SUR LA ROUTE

Enfin c’est sur la route que cette Dodge Charger se révèle vraiment une voiture très agréable. Grâce à sa suspension à barre de torsion, elle bénéficie d’une très bonne tenue de route et surtout d’une excellente stabilité à haute vitesse. Il faut vraiment exagérer pour se rendre compte que l’arrière est plus léger que l’avant.  Même à très haute vitesse, la voiture demeure très silencieuse. La transmission automatique à trois vitesses permet de tirer le maximum des performances du moteur en tout temps.

   Côté freinage, les freins à disques inspirent beaucoup de sécurité et sont à la hauteur des performances. Les trois meilleurs points de cette voiture sont incontestablement sa suspension, ses freins et aussi son moteur qui nous a permis d’accélérer de 0 à 60 mph en 7,5 secondes et d’atteindre une vitesse maximale de 120 mph. Quant à la consommation, elle se situe aux environs de 14 à 18 milles au gallon.

SON ATTRAIT

En conclusion, la Dodge Charger est une des voitures les plus intéressantes et les plus agréables qu’il nous ait été donné d’essayer. Ses défauts sont mineurs et ses qualités résident surtout dans son comportement sur la route. Le manufacturier s’est d’abord soucié de créer une bonne voiture et non pas une parure de salle de montre. Je tiens à préciser toutefois que ces remarques s’appliquent au modèle doté du moteur 383 et des freins à disques. Une brève randonnée dans une autre Dodge Charger avec moteur moins puissant et aux freins conventionnels nous a beaucoup moins impressionné.

La Dodge Charger 383 devrait satisfaire pleinement l’homme marié, père de un ou de deux enfants et qui aime les voitures sportives. L’aménagement de l’arrière est aussi fort pratique pour transporter de longs objets comme des skis et des bâtons de golf. La voiture est également stable et très rapide. Enfin il convient de ne pas oublier que la Dodge Charger est strictement une quatre places.

JE DÉRAPE

Plusieurs conducteurs s’énervent et sont pris de panique dès que leur voiture amorce un dérapage. Dans de telles circonstances on aura tout intérêt à garder son sang-froid et à se souvenir d’une règle fondamentale. Il ne faut jamais freiner lorsqu’une auto décroche légèrement et surtout rappelez-vous de tourner le volant dans la direction du dérapage. Cette action permettra à la voiture de retrouver son équilibre et de reprendre sa trajectoire originale. D’autre part, en freinant vous ne feriez qu’accentuer le dérapage.

 

Par Jacques Duval