Ford Mustang : 50 ans d’histoire
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Le 17 avril 1964, Ford présente officiellement la Mustang au public à l’occasion de la Foire internationale de New York. Avec son long capot, son arrière court, ses nombreuses possibilités de personnalisation et son prix accessible, cette nouvelle automobile connaît un succès immédiat. Environ 22 000 commandes sont enregistrées dès la première journée.
La Plymouth Barracuda avait été commercialisée quelques jours auparavant, mais c’est véritablement la Mustang qui popularise ce nouveau type de voiture sportive et abordable. Une catégorie entière allait bientôt porter un nom directement inspiré de son emblème : le pony car.Conçue pour rejoindre un vaste public, la Mustang pouvait prendre la forme d’une voiture économique, d’un coupé élégant ou d’une véritable sportive. Cette polyvalence allait devenir l’une des principales raisons de son succès et lui permettre de traverser les décennies sans jamais disparaître du catalogue Ford.
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Première génération : 1964 à 1973
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1964½ : la naissance d’une légende
Le projet Mustang est étroitement associé à Lee Iacocca, alors directeur général de la division Ford, ainsi qu’à Donald Frey et aux équipes responsables de son développement. Un premier prototype à deux places, la Mustang I de 1962, avait exploré le concept d’une petite voiture sport d’inspiration européenne.
Pour le modèle de série, Ford choisit toutefois une configuration à quatre places susceptible de rejoindre une clientèle beaucoup plus nombreuse.
Afin de réduire les coûts et d’accélérer le développement, plusieurs composantes mécaniques proviennent de modèles Ford déjà existants, principalement la Falcon. Les premières Mustang sont proposées en coupé hardtop et en cabriolet. Elles reçoivent de série un moteur à six cylindres en ligne de 170 pouces cubes, tandis que des V8 de 260 et de 289 pouces cubes sont offerts en option.
Bien que ces premières voitures soient officiellement considérées comme des modèles 1965, les exemplaires construits au début de la production sont couramment appelés « Mustang 1964½ » par les collectionneurs.
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1965 : GT, Fastback et Shelby GT350
La gamme s’enrichit rapidement avec l’arrivée de la carrosserie Fastback, officiellement désignée 2+2. L’ensemble GT ajoute notamment des phares antibrouillards intégrés à la calandre, des freins avant à disque, une instrumentation plus complète et différents éléments décoratifs. Selon la configuration choisie, le V8 de 289 pouces cubes peut développer 225 ou 271 chevaux.
Cette même année, Carroll Shelby transforme la Mustang en une véritable voiture de performance. Équipée d’une version modifiée du moteur 289, la Shelby GT350 renforce immédiatement la réputation sportive du modèle, aussi bien sur la route que sur les circuits.
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1966 : la Mustang confirme son succès
La Mustang 1966 conserve l’allure générale du modèle précédent, mais reçoit plusieurs retouches esthétiques. Une nouvelle calandre et une instrumentation redessinée permettent notamment de la différencier davantage de la Ford Falcon dont elle partageait plusieurs composantes.
La Shelby GT350 devient également plus civilisée et peut maintenant être commandée avec une boîte automatique. L’année 1966 voit surtout apparaître la célèbre GT350-H, créée pour le programme de location Hertz Sports Car Club. Sa livrée noire ornée de bandes dorées est aujourd’hui l’une des plus reconnaissables de l’histoire de Shelby.
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1967 : plus grande et plus puissante
En 1967, la Mustang est agrandie afin de pouvoir accueillir des moteurs plus imposants. Son apparence générale demeure immédiatement reconnaissable, mais sa calandre élargie et sa carrosserie plus musclée lui donnent une allure beaucoup plus agressive.
Le V8 de 390 pouces cubes développant 320 chevaux permet maintenant à Ford de répondre aux Chevrolet Camaro, Pontiac Firebird et autres nouvelles concurrentes. Du côté de Shelby, la GT350 est rejointe par la GT500, équipée d’un V8 de 428 pouces cubes. La Mustang n’est désormais plus seulement une sportive abordable : elle entre pleinement dans l’ère des grandes performances américaines.
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1968 : Cobra Jet, Bullitt et GT500 KR
L’année 1968 renforce encore davantage l’image de performance de la Mustang avec l’arrivée du redoutable V8 428 Cobra Jet. Chez Shelby, la GT500 KR — pour King of the Road — devient l’une des versions les plus mythiques de la première génération.
La Mustang fait également son entrée dans la culture populaire grâce au film Bullitt. La célèbre poursuite mettant en vedette Steve McQueen au volant d’une Mustang GT Fastback 1968 vert foncé demeure l’une des scènes automobiles les plus marquantes de l’histoire du cinéma.
Une autre Mustang est devenue célèbre sous le nom d’« Eleanor ». La voiture généralement associée à ce nom est une Mustang Fastback 1967 fortement modifiée pour le remake de Gone in 60 Seconds, sorti en 2000. Elle ne doit pas être confondue avec la Mustang 1971 utilisée dans le film original de 1974.
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1969 : Mach 1, Boss 302 et Boss 429
La Mustang subit une nouvelle transformation en 1969. Plus longue, plus large et plus agressive, elle reçoit une calandre à quatre phares ainsi qu’un panneau arrière incliné vers l’avant. La carrosserie Fastback porte maintenant le nom de SportsRoof et se distingue par une ligne de toit particulièrement fuyante.
La grande nouveauté est la Mach 1, une version qui combine performances, présentation sportive et nombreuses possibilités de motorisation. Les Boss 302 et Boss 429 font également leur apparition. La Boss 302 est développée afin de permettre à Ford de participer à la série Trans-Am, tandis que la très rare Boss 429 sert principalement à homologuer son imposant moteur pour la compétition NASCAR.
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1970 : une évolution plus qu’une révolution
Pour 1970, Ford simplifie l’apparence de la Mustang. Les phares principaux reprennent leur place aux extrémités de la calandre, tandis que les emplacements des phares intérieurs du modèle 1969 deviennent de fausses prises d’air. Les ornements latéraux placés derrière les portières disparaissent également.
La gamme comprend toujours le coupé hardtop, le luxueux Grandé, le SportsRoof, le cabriolet et la Mach 1. Les Boss 302 et Boss 429 poursuivent leur carrière, faisant de la Mustang 1970 l’un des modèles les plus recherchés par les amateurs de haute performance.
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1971
1972
1971 et 1972 : une Mustang plus imposante
La Mustang est entièrement redessinée pour 1971. Elle devient plus longue, plus large et plus lourde, avec un capot imposant et une silhouette qui accentue son caractère de grande routière. Ses nouvelles dimensions permettent notamment l’installation du V8 de 429 pouces cubes.
La Mach 1 demeure au catalogue, tandis que la Boss 351 remplace les Boss 302 et Boss 429. Malgré ses performances remarquables, cette nouvelle Mustang s’éloigne progressivement du concept compact et abordable qui avait assuré le succès du modèle original.
Les changements sont moins importants en 1972. La hausse des primes d’assurance, le resserrement des normes antipollution et la nouvelle méthode de calcul de la puissance entraînent toutefois une diminution des performances annoncées. Les versions Boss disparaissent et la gamme de moteurs est simplifiée, mais la Mach 1 conserve sa place au catalogue.
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1973 : la fin d’une époque
Pour sa dernière année, cette génération reçoit un pare-chocs avant plus proéminent afin de satisfaire les nouvelles normes fédérales. La gamme comprend toujours le coupé hardtop, le luxueux Grandé, le SportsRoof, le cabriolet et la Mach 1.
La Mustang 1973 marque la fin d’une époque. Depuis son lancement, le modèle avait évolué d’un pony car compact et accessible vers une automobile beaucoup plus imposante. La crise énergétique, les normes antipollution et les nouvelles attentes des automobilistes allaient cependant forcer Ford à revoir complètement sa stratégie.
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Deuxième génération : la Mustang II de 1974 à 1978
Une Mustang adaptée à une nouvelle époque
La Mustang II fait son apparition en 1974 dans un contexte très différent de celui qui avait accompagné la naissance du modèle dix ans auparavant. Les primes d’assurance élevées, les nouvelles normes antipollution et la hausse du prix de l’essence incitent maintenant les constructeurs américains à proposer des automobiles plus petites et plus économiques.
Reposant sur une plateforme dérivée de celle de la Ford Pinto, la Mustang II est beaucoup plus compacte et légère que le modèle qu’elle remplace. Lee Iacocca souhaite alors offrir une petite voiture à la tenue de route davantage inspirée des modèles européens, tout en conservant une présentation plus luxueuse que celle d’une simple voiture économique.
La gamme comprend notamment le coupé hardtop, le Hatchback 2+2, la luxueuse Ghia et la Mach 1. Cette dernière possède une apparence plus sportive, mais ses performances demeurent modestes comparativement à celles des puissantes Mustang du début des années 1970. Les versions Cobra II et King Cobra viendront par la suite renforcer l’image sportive du modèle grâce à une présentation beaucoup plus spectaculaire.
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1974 : une Mustang sans moteur V8
Pour sa première année, la Mustang II est offerte avec un moteur à quatre cylindres de 140 pouces cubes, soit 2,3 litres, ou avec un V6 de 171 pouces cubes, soit 2,8 litres. Aucun moteur V8 n’est disponible aux États-Unis, ce qui fait de 1974 la seule année de l’histoire de la Mustang traditionnelle durant laquelle cette motorisation est complètement absente du catalogue américain.
La Mustang II arrive toutefois au bon moment. Ses dimensions réduites et sa consommation plus raisonnable répondent parfaitement aux préoccupations provoquées par la première crise pétrolière. Malgré l’abandon des puissantes motorisations qui avaient fait la réputation du modèle, les ventes connaissent une hausse considérable par rapport à celles de la Mustang 1973.
Au Mexique, la situation est différente. Ford de México continue de proposer une Mustang équipée du V8 302 pouces cubes, une motorisation qui n’est pas encore offerte sur les modèles américains.
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1975 : le retour du V8 302
Ford apporte plusieurs modifications au compartiment moteur, au capot et à la calandre pour permettre le retour du V8 en 1975. Le moteur 302 pouces cubes, soit 5,0 litres, développe environ 140 chevaux et est uniquement associé à une boîte automatique.
Même si ses performances demeurent bien inférieures à celles des Mustang équipées du même moteur quelques années auparavant, le retour du V8 répond aux demandes d’une partie importante de la clientèle. Il permet surtout à la Mustang II de retrouver une partie de l’image sportive qui avait contribué au succès de ses devancières.
Un toit ouvrant vitré, appelé Moonroof, s’ajoute également aux options disponibles. La luxueuse Ghia se distingue notamment par ses petites glaces latérales arrière de style Opera Windows et par une finition intérieure plus élaborée.
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1976 : l’arrivée de la Cobra II
La principale nouveauté de 1976 est la Cobra II, offerte avec la carrosserie Hatchback. Inspirée des Shelby Mustang des années 1960, elle reçoit des bandes décoratives parcourant la carrosserie, des éléments aérodynamiques, une prise d’air sur le capot ainsi que différents accessoires destinés à lui donner une allure beaucoup plus agressive.
La Cobra II peut être équipée du moteur à quatre cylindres, du V6 ou du V8 302. Elle demeure toutefois principalement un ensemble esthétique plutôt qu’une véritable version de haute performance.
Ford propose également la finition Stallion, offerte uniquement en 1976 sur les Mustang II, Maverick et Pinto. Cet ensemble se reconnaît à ses nombreux éléments noirs, dont la calandre, les encadrements de vitres, les essuie-glaces et les bas de caisse. Des roues sport et des autocollants Stallion apposés sur les ailes avant complètent sa présentation.
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1977 : peu de changements
La Mustang II reçoit très peu de modifications pour 1977. La Cobra II, dont la transformation avait auparavant été confiée à une entreprise extérieure, est maintenant assemblée directement dans les installations de Ford. Sa disponibilité augmente et de nouvelles combinaisons de couleurs sont proposées.
Malgré une conception vieillissante et des performances toujours modestes, la Mustang II continue de rejoindre les automobilistes à la recherche d’un petit coupé personnel au style sportif.
1977 L’unique changement, c’est que les Cobra II ont été produites directement chez Ford.
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1978 : la spectaculaire King Cobra
Pour la dernière année de cette génération, Ford dévoile la King Cobra. Cette version reçoit un imposant ensemble aérodynamique comprenant un becquet avant, un aileron arrière, des élargisseurs d’ailes et des éléments décoratifs particulièrement voyants. Un immense cobra appliqué sur le capot devient sa principale signature visuelle.
La King Cobra est uniquement offerte avec le V8 302 pouces cubes. Elle bénéficie également d’une suspension adaptée à sa vocation plus sportive, mais sa puissance demeure limitée par les normes antipollution de l’époque. Environ 4 300 exemplaires auraient été produits, ce qui en fait aujourd’hui l’une des Mustang II les plus recherchées.
La production de la deuxième génération prend fin après l’année-modèle 1978. Longtemps critiquée parce qu’elle ne possédait ni la puissance ni le caractère des premières Mustang, la Mustang II a pourtant joué un rôle important dans la survie du modèle. Elle a permis à Ford de conserver la Mustang au catalogue durant une période particulièrement difficile pour les voitures sport américaines.
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Troisième génération : la Mustang Fox Body de 1979 à 1993
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1979 : une Mustang entièrement renouvelée
La Mustang de troisième génération fait son apparition en 1979. Construite sur la nouvelle plateforme Fox à propulsion arrière, elle est légèrement plus grande que la Mustang II, mais également plus légère et beaucoup plus spacieuse. Sa carrosserie aux lignes anguleuses et aérodynamiques reflète les tendances européennes de la fin des années 1970.
Proposée en coupé Notchback et en Hatchback, la gamme comprend le modèle de base, la luxueuse Ghia et la sportive Cobra. Plusieurs motorisations sont disponibles : un quatre cylindres de 2,3 litres, un V6 de 2,8 litres, un V8 de 5,0 litres et un quatre cylindres turbocompressé de 2,3 litres. Ce dernier développe environ 130 chevaux, mais différents problèmes de fiabilité nuisent rapidement à sa réputation.
Le V6 de 2,8 litres est remplacé en cours d’année par un six cylindres en ligne de 3,3 litres. Cette grande variété de moteurs permet à Ford de proposer aussi bien une Mustang économique qu’un modèle à vocation plus sportive.
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La Mustang Pace Car 1979
Pour la deuxième fois de son histoire, la Mustang est choisie comme voiture de tête officielle des 500 Miles d’Indianapolis. Trois voitures spécialement préparées sont utilisées durant l’épreuve, tandis qu’une série de répliques est offerte au public.
La Mustang Pace Car se distingue par sa peinture argentée et noire, ses bandes décoratives orange et rouges, son imposant becquet arrière et son aileron placé sous le pare-chocs avant. Son apparence influencera directement celle des Mustang Cobra des années suivantes.
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1980 et 1981 : les performances diminuent
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La Mustang reçoit peu de modifications en 1980. Le V8 de 5,0 litres est toutefois remplacé par un moteur de 4,2 litres moins puissant, une décision prise principalement pour réduire la consommation de carburant. Cette motorisation offre des performances plutôt modestes et possède un potentiel limité pour les amateurs de modifications.
La Cobra adopte plusieurs éléments esthétiques inspirés de la Pace Car 1979, dont son aileron avant, sa prise d’air inversée sur le capot et son becquet arrière.
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Les changements sont encore moins importants en 1981. Un toit amovible de type T-Top apparaît parmi les options, tandis que le moteur turbocompressé de 2,3 litres disparaît du catalogue américain. Il demeure toutefois offert au Canada pendant une courte période.
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1982 : « The Boss is Back »
L’année 1982 marque le véritable retour de la performance chez Mustang. Ford réorganise la gamme autour des versions L, GL et GLX, cette dernière remplaçant la Ghia. Surtout, l’appellation GT revient au catalogue et prend la place de la Cobra comme modèle sportif.
Le V8 de 5,0 litres fait également son retour avec la boîte manuelle. Dans sa nouvelle version H.O., pour High Output, il développe 157 chevaux. Sa puissance demeure modeste selon les standards des Muscle Cars des années 1960, mais ses performances sont nettement supérieures à celles des Mustang proposées au cours des années précédentes.
Ford souligne ce retour avec le slogan publicitaire « The Boss is Back », établissant un lien direct avec les célèbres Mustang Boss de la première génération.
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1983 : le retour du cabriolet
Après une absence de neuf années, la Mustang cabriolet revient enfin au catalogue en 1983. Ce retour représente une étape importante pour Ford et permet à la Mustang de retrouver l’une des carrosseries qui avaient contribué à son succès durant les années 1960.
Le six cylindres en ligne de 3,3 litres est remplacé par un nouveau V6 de 3,8 litres. Le quatre cylindres turbocompressé de 2,3 litres revient également avec une alimentation par injection, tandis que le V8 5,0 litres H.O. reçoit un carburateur quadruple corps et atteint maintenant 175 chevaux.
La carrosserie profite d’une partie avant redessinée et légèrement plus aérodynamique. Les feux arrière horizontaux remplacent également les blocs verticaux utilisés depuis 1979.
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1984 : GT350 et Mustang SVO
La gamme est simplifiée en 1984. Les versions GL et GLX disparaissent et sont remplacées par la LX, qui accompagnera désormais la sportive GT.
Pour célébrer le vingtième anniversaire de la Mustang, Ford propose une édition spéciale GT350. Malgré son appellation rappelant les célèbres Shelby, il s’agit principalement d’un ensemble esthétique. Ces voitures reçoivent une carrosserie blanche, des bandes décoratives rouges et un intérieur rouge.
La grande nouveauté est toutefois la Mustang SVO. Développée par la division Special Vehicle Operations, elle est animée par un quatre cylindres de 2,3 litres turbocompressé et muni d’un refroidisseur intermédiaire. Elle développe environ 175 chevaux.
La SVO ne mise pas uniquement sur la puissance. Elle reçoit une suspension améliorée, quatre freins à disque, des roues de 16 pouces et une carrosserie plus aérodynamique. Son comportement routier plus équilibré lui permet de rivaliser avec plusieurs voitures sport européennes de l’époque.
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1985 et 1986 : la puissance revient progressivement
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La Mustang reçoit une partie avant plus aérodynamique en 1985, tout en conservant ses quatre phares rectangulaires. La gamme régulière ne comprend plus que les versions LX et GT.
Le V8 5,0 litres H.O. à carburateur développe maintenant 210 chevaux lorsqu’il est associé à la boîte manuelle. Une version à injection, légèrement moins puissante, équipe les modèles munis d’une boîte automatique. La SVO bénéficie également de plusieurs améliorations et sa puissance atteint jusqu’à 205 chevaux en cours de production.
C’est aussi à cette époque que les Mustang Saleen commencent à se faire connaître. Préparées par l’entreprise de Steve Saleen, elles reçoivent des modifications à la suspension, à l’aérodynamisme et à la présentation. Les premiers exemplaires apparaissent en très petit nombre dès 1984, mais la production devient plus importante à partir de 1985.
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En 1986, le V8 5,0 litres H.O. abandonne le carburateur au profit d’une injection électronique multipoint. Il développe alors 200 chevaux et peut être associé à une boîte manuelle ou automatique. Cette année marque également la fin de la Mustang SVO.
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1987 : une nouvelle apparence
La Mustang est profondément modernisée en 1987. Sa partie avant, inspirée de celle des dernières SVO, devient plus fluide et abandonne les quatre phares apparents. Les glaces latérales arrière sont maintenant affleurantes et un nouveau tableau de bord remplace l’aménagement plus massif des années précédentes.
La gamme se compose des versions LX et GT, offertes en coupé Notchback, en Hatchback et en cabriolet. La LX reçoit de série le quatre cylindres de 2,3 litres, tandis que le V8 5,0 litres H.O. développe maintenant 225 chevaux. Ce moteur est offert dans la GT, mais peut également être commandé dans la LX, plus légère et plus discrète.
Grâce à son excellent rapport poids-puissance et à son prix relativement accessible, la Mustang 5.0 devient rapidement l’une des voitures de performance américaines les plus populaires de son époque.
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1988 et 1989 : la Fox Body conserve sa formule
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Les changements sont très limités en 1988. Le toit T-Top disparaît du catalogue au cours de cette période, laissant le coupé, le Hatchback et le cabriolet comme seules carrosseries disponibles.
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La Mustang 1989 demeure pratiquement inchangée. Ford souligne néanmoins le vingt-cinquième anniversaire du modèle avec un emblème spécial installé sur le tableau de bord des voitures produites à partir du printemps.
Malgré son âge, la Mustang conserve une clientèle fidèle et le V8 de 5,0 litres demeure très apprécié des amateurs de performance et de modifications.
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1990 : la Mustang 7 Up
Un coussin gonflable pour le conducteur fait son apparition en 1990, entraînant notamment le remplacement du volant utilisé au cours des années précédentes.
Ford produit également une série spéciale de cabriolets LX peints en vert émeraude, avec un intérieur en cuir blanc et des roues de 15 pouces. Ces voitures avaient d’abord été prévues pour une promotion liée à la boisson gazeuse 7 Up, mais le concours fut annulé avant son lancement.
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Ford décida tout de même de commercialiser les voitures comme édition limitée. Un peu plus de 4 100 exemplaires furent produits, et ces Mustang sont aujourd’hui couramment surnommées « 7 Up ».
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1991 et 1992 : éditions estivales
Le moteur à quatre cylindres de 2,3 litres reçoit plusieurs améliorations en 1991, dont une culasse à deux bougies par cylindre. Sa puissance passe de 88 à 105 chevaux. Les Mustang équipées du moteur 5,0 litres reçoivent également de nouvelles roues de 16 pouces.
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Pour 1992, Ford propose une nouvelle série limitée de cabriolets LX. Ces voitures se reconnaissent à leur peinture rouge Vibrant Red, leur intérieur en cuir blanc Oxford White et leur capote blanche. Un peu moins de 2 200 exemplaires sont produits.
La Mustang régulière évolue très peu, Ford travaillant déjà au développement de la prochaine génération.
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1993 : SVT Cobra et Cobra R
Ford termine la carrière de la Mustang Fox Body avec deux de ses versions les plus remarquables. La nouvelle SVT Cobra, développée par la division Special Vehicle Team, reçoit un V8 5,0 litres H.O. équipé notamment de culasses GT-40. Sa puissance atteint 235 chevaux.
La Cobra se distingue aussi par ses roues de 17 pouces, ses freins arrière à disque et plusieurs éléments de carrosserie exclusifs. Elle offre des performances supérieures à celles de la GT, tout en conservant une apparence relativement discrète.
Encore plus rare, la Cobra R est conçue principalement pour la compétition. Elle utilise le même moteur que la Cobra, mais reçoit de plus gros freins, des amortisseurs Koni, des refroidisseurs supplémentaires et une suspension adaptée à la conduite sur circuit.
Afin de réduire son poids, Ford retire la banquette arrière, la climatisation, la radio et plusieurs équipements de confort. Seulement 107 exemplaires de la Cobra R sont produits, tous peints en rouge.
La production de la troisième génération prend fin en août 1993. Après quinze années au catalogue, la Fox Body laisse derrière elle une réputation de voiture abordable, légère et facile à modifier. Elle a également participé au retour progressif des performances américaines après les années difficiles qui avaient suivi la crise énergétique.
Saleen Mustang 1993
Saleen poursuit la transformation de Mustang spécialement préparées pour les amateurs de performance. Ces voitures se distinguent par leurs suspensions modifiées, leurs ensembles aérodynamiques, leurs roues particulières et leurs plaques d’identification numérotées.
Produites en petites quantités, les Saleen de cette période sont aujourd’hui recherchées par les collectionneurs. Elles témoignent également de l’important potentiel de transformation offert par la plateforme Fox.
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Pour 1994, la Mustang allait adopter une carrosserie beaucoup plus moderne et arrondie, tout en conservant la propulsion arrière et une architecture dérivée de la plateforme Fox.
Quatrième génération : de 1994 à 2004
1994 et 1995 : une Mustang plus moderne
La quatrième génération de la Mustang fait son apparition en 1994. Connue sous le code SN95, elle repose sur une version profondément modernisée de la plateforme Fox utilisée depuis 1979. Sa carrosserie adopte toutefois des formes beaucoup plus arrondies et plusieurs éléments inspirés des premières Mustang, notamment les prises d’air latérales, les feux arrière à trois sections et l’emblème du cheval au centre de la calandre.
La gamme se compose principalement du coupé et du cabriolet, offerts en versions de base et GT. Le modèle de base reçoit un V6 de 3,8 litres développant 145 chevaux, tandis que la GT conserve le célèbre V8 5,0 litres à poussoirs, dont la puissance atteint 215 chevaux.
La SVT Cobra utilise une version modifiée du même moteur, développant 240 chevaux. Elle bénéficie également de freins plus imposants, d’une suspension adaptée et de plusieurs éléments esthétiques exclusifs.
Pour célébrer le trentième anniversaire de la Mustang, trois Cobra décapotables sont préparées pour servir de voitures de tête aux 500 Miles d’Indianapolis 1994. Ford produit également 1 000 répliques de cette Pace Car, toutes peintes en rouge avec un intérieur et une capote de couleur beige.
Les changements sont limités en 1995, mais SVT présente une redoutable Cobra R. Son V8 de 5,8 litres développe 300 chevaux. Dépourvue de banquette arrière, de radio et de climatisation, elle est principalement destinée à la compétition. Seulement 250 exemplaires sont produits.
1996 à 1998 : l’arrivée du moteur V8 modulaire
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L’année 1996 marque un changement mécanique important. Après plusieurs décennies de service, le V8 5,0 litres à poussoirs disparaît de la Mustang GT et cède sa place au nouveau V8 modulaire de 4,6 litres à simple arbre à cames en tête. Sa puissance demeure initialement fixée à 215 chevaux.
La SVT Cobra reçoit une version beaucoup plus évoluée du moteur 4,6 litres, équipée de deux arbres à cames en tête par rangée de cylindres et de quatre soupapes par cylindre. Avec ses 305 chevaux, elle devient l’une des Mustang de série les plus puissantes proposées jusqu’alors.
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1997 1998
Les motorisations demeurent pratiquement inchangées en 1997.
Pour 1998, le V8 de la GT profite de plusieurs améliorations et développe maintenant 225 chevaux. Le V6 atteint pour sa part 150 chevaux, tandis que la Cobra conserve son V8 de 305 chevaux.
Malgré sa silhouette moderne et arrondie, cette génération conserve plusieurs éléments traditionnels de la Mustang : un moteur placé à l’avant, la propulsion arrière et la possibilité de choisir entre un coupé sportif ou un cabriolet.
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1999 : l’apparition du style New Edge
Pour 1999, Ford transforme considérablement l’apparence de la Mustang. Le style appelé New Edge remplace les courbes douces des modèles précédents par des lignes plus anguleuses, des passages de roues accentués et des formes beaucoup plus agressives. La structure générale et une grande partie de l’intérieur demeurent toutefois celles de la Mustang lancée en 1994.
Le V6 de 3,8 litres développe maintenant 190 chevaux, tandis que le V8 4,6 litres de la GT atteint 260 chevaux. Cette augmentation permet à la Mustang GT de retrouver des performances plus conformes à son image.
La SVT Cobra est annoncée avec 320 chevaux et reçoit pour la première fois une suspension arrière indépendante. Plusieurs propriétaires constatent cependant que leur voiture ne produit pas la puissance promise. Ford suspend temporairement les ventes et met en place un programme de rappel afin de corriger les voitures concernées.
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2000 : la Cobra R repousse les limites
Aucune SVT Cobra régulière n’est offerte pour l’année 2000, mais Ford produit une spectaculaire Cobra R destinée à la conduite sur circuit. Son V8 de 5,4 litres à quatre soupapes par cylindre développe 385 chevaux et est associé à une boîte manuelle à six rapports.
La Cobra R reçoit également une suspension adaptée à la compétition, de puissants freins Brembo, un imposant aileron arrière et un séparateur aérodynamique installé sous le pare-chocs avant. La climatisation, la radio et la banquette arrière sont supprimées afin de réduire le poids.
Seulement 300 exemplaires sont construits, tous peints en rouge. La Cobra R 2000 représente alors la Mustang de série la plus rapide et la plus puissante jamais produite par Ford.
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2001 : le retour de la Cobra et de la Bullitt
La SVT Cobra régulière revient en 2001 avec son V8 de 4,6 litres développant 320 chevaux et sa suspension arrière indépendante. Ford s’assure cette fois que les voitures livrées produisent réellement la puissance annoncée.
La grande nouveauté est toutefois la Mustang Bullitt, créée en hommage à la GT Fastback 1968 conduite par Steve McQueen dans le film du même nom. Construite à partir de la Mustang GT, elle reçoit une suspension abaissée, des amortisseurs particuliers, de plus gros freins, une admission modifiée et un échappement produisant une sonorité plus sportive.
Son V8 4,6 litres développe 265 chevaux. La Bullitt se distingue également par ses roues inspirées des anciennes Torq-Thrust, son absence d’aileron arrière et sa présentation volontairement sobre. Elle est offerte en vert foncé Dark Highland Green, en noir et en bleu True Blue.
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2002 : Mustang GT et transformations Saleen
La gamme régulière évolue très peu en 2002. Le V6 de 3,8 litres et le V8 4,6 litres de 260 chevaux demeurent les principales motorisations. La SVT Cobra n’est pas offerte aux États-Unis cette année-là, Ford préparant déjà une version beaucoup plus puissante pour 2003.
Les Mustang Saleen continuent cependant d’attirer les amateurs de modèles exclusifs. L’entreprise de Steve Saleen propose différentes transformations comprenant des suspensions modifiées, des ensembles aérodynamiques et, sur certaines versions, un moteur suralimenté.
Plus rares que les Mustang de série, les Saleen combinent une apparence spectaculaire à des performances nettement supérieures. Chaque voiture reçoit également un numéro de production permettant de confirmer son authenticité.
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2003 : Mach 1 et Cobra « Terminator »
L’année 2003 marque le retour de l’appellation Mach 1. Inspirée du célèbre modèle apparu en 1969, la nouvelle version reçoit une prise d’air fonctionnelle de type Shaker, un capot particulier, des bandes décoratives noires et des roues rappelant les anciennes Magnum 500.
Son V8 de 4,6 litres à quatre soupapes par cylindre développe 305 chevaux. La Mach 1 offre un excellent compromis entre l’apparence rétro, le confort d’une voiture de route et les performances.
La SVT Cobra franchit toutefois un nouveau sommet. Surnommée « Terminator » durant son développement, elle reçoit un V8 4,6 litres suralimenté développant officiellement 390 chevaux et un couple de 390 livres-pied. Une boîte manuelle à six rapports, une suspension arrière indépendante et plusieurs composantes mécaniques renforcées complètent l’ensemble.
Avec ses accélérations impressionnantes et son énorme potentiel de modification, la Cobra 2003 devient rapidement l’une des Mustang modernes les plus respectées.
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2004 : la fin d’une génération
La Mustang célèbre son quarantième anniversaire en 2004. Ford propose un ensemble commémoratif offert sur certains modèles de base et GT, reconnaissable notamment à ses emblèmes particuliers et à différents éléments décoratifs.
La Mach 1 revient pour une deuxième et dernière année avec son V8 de 305 chevaux. La Cobra « Terminator » conserve également son moteur suralimenté de 390 chevaux. Une édition Mystichrome est proposée avec une peinture spéciale dont la couleur varie selon l’éclairage et l’angle d’observation.
L’année 2004 met fin à la production de la Mustang dans l’historique usine Ford de Dearborn, où le modèle était assemblé depuis ses débuts. Elle marque également la fin de la plateforme dont les origines remontaient à la Fox Body de 1979.
Après onze années de production, cette quatrième génération avait progressivement ramené la Mustang parmi les véritables voitures américaines de haute performance. Pour 2005, Ford allait repartir sur une toute nouvelle base avec une Mustang au style rétro directement inspiré des modèles de 1967 et 1968.
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Cinquième génération : de 2005 à 2014
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2005 : le retour aux sources
La cinquième génération de la Mustang fait son apparition en 2005. Construite sur la nouvelle plateforme S197, elle abandonne définitivement l’architecture dont les origines remontaient à la Fox Body de 1979. Son style, conçu sous la direction de J Mays, s’inspire directement des Mustang Fastback produites entre 1967 et 1969.
Le long capot, la calandre inclinée, les phares ronds et les feux arrière à trois sections rappellent clairement la première génération. Cette apparence rétro ne signifie toutefois pas que la Mustang demeure tournée vers le passé. Sa structure plus rigide, son habitacle modernisé et ses nouvelles motorisations lui permettent d’offrir un comportement routier nettement amélioré.
Le modèle de base reçoit un V6 de 4,0 litres développant 210 chevaux. La Mustang GT est équipée d’un V8 de 4,6 litres à trois soupapes par cylindre, produisant 300 chevaux. Pour la première fois depuis plusieurs années, l’apparence de la Mustang correspond de nouveau pleinement à son image de voiture sport américaine.
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2006 : le succès se confirme
La Mustang évolue très peu en 2006. Le coupé et le cabriolet demeurent offerts avec le V6 de 210 chevaux ou le V8 de 300 chevaux de la GT.
Ford propose toutefois différents ensembles permettant de personnaliser davantage la voiture. L’ensemble Pony, offert sur les modèles V6, ajoute notamment une calandre particulière avec phares antibrouillards, des roues de 17 pouces et différents éléments décoratifs.
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Le succès de cette nouvelle génération confirme que Ford a pris la bonne décision en revenant à une présentation inspirée des Mustang classiques. Elle rejoint aussi bien les nostalgiques que les automobilistes trop jeunes pour avoir connu les modèles originaux.
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2007 : le retour de la Shelby GT500
L’année 2007 marque le retour de l’une des appellations les plus célèbres de l’histoire de la Mustang : Shelby GT500. Développée en collaboration avec Carroll Shelby et la division SVT de Ford, elle devient le modèle le plus puissant de la gamme.
Son V8 suralimenté de 5,4 litres à quatre soupapes par cylindre développe 500 chevaux et un couple de 480 livres-pied. Il est associé exclusivement à une boîte manuelle à six rapports.
La GT500 se distingue par son capot particulier, sa calandre sans phares antibrouillards, ses bandes décoratives et l’emblème du cobra remplaçant le cheval traditionnel. Elle ramène officiellement le nom Shelby dans les salles d’exposition Ford près de quarante ans après les dernières GT500 de la première génération.
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2008 : Bullitt et Shelby GT500KR
Ford fait revivre une autre Mustang légendaire en 2008 avec une nouvelle édition Bullitt. Inspirée de la GT Fastback 1968 conduite par Steve McQueen, elle reçoit une présentation volontairement discrète, sans aileron arrière ni emblèmes extérieurs trop voyants.
Offerte principalement en vert foncé Dark Highland Green, ainsi qu’en noir, elle est équipée d’une version légèrement modifiée du V8 4,6 litres développant 315 chevaux. Une suspension raffermie, un échappement particulier et différents ajustements mécaniques lui donnent un caractère plus sportif que celui de la GT régulière.
La Shelby GT500KR, dont les lettres signifient King of the Road, fait également son apparition. Son V8 suralimenté de 5,4 litres développe 540 chevaux. Elle reçoit un capot en fibre de carbone, une suspension améliorée et plusieurs modifications réalisées en collaboration avec Shelby Automobiles.
Comme pour plusieurs séries limitées, les chiffres de production de la GT500KR peuvent varier légèrement selon que les modèles américains, canadiens ou les voitures de préproduction sont comptabilisés. On peut généralement situer sa production totale entre 1 700 et 1 800 exemplaires pour les années 2008 et 2009.
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2009 : la fin de la première version S197
La Mustang 2009 reçoit peu de changements puisqu’une importante mise à jour est déjà prévue pour l’année suivante. Le V6 de 4,0 litres et le V8 de 4,6 litres demeurent les principales motorisations.
Ford souligne le quarante-cinquième anniversaire de la Mustang avec des emblèmes installés sur les ailes avant. Un toit panoramique vitré devient également disponible, permettant de profiter d’une plus grande luminosité sans choisir le cabriolet.
Cette année met fin à la première apparence de la génération S197 lancée en 2005. La Mustang conserve toutefois sa popularité et se prépare à affronter de nouveau la Chevrolet Camaro, qui revient sur le marché pour 2010, ainsi que la Dodge Challenger relancée peu auparavant.
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2010 : une carrosserie entièrement modernisée
La Mustang reçoit une importante transformation esthétique en 2010. Bien que sa plateforme demeure essentiellement la même, presque tous les panneaux extérieurs sont redessinés. Les lignes deviennent plus fluides, les passages de roues sont mieux définis et l’arrière reçoit des feux séquentiels ainsi qu’un panneau noir rappelant certaines Mustang des années 1960.
L’intérieur est également amélioré avec des matériaux de meilleure qualité et une présentation plus moderne. Les motorisations changent toutefois très peu : le modèle de base conserve son V6 de 4,0 litres développant 210 chevaux, tandis que le V8 4,6 litres de la GT atteint maintenant 315 chevaux.
La Shelby GT500 profite d’une augmentation de puissance. Son V8 suralimenté de 5,4 litres développe désormais 540 chevaux, soit la même puissance que la GT500KR proposée précédemment.
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2011 : le retour du moteur 5,0 litres
L’année 2011 représente un tournant majeur pour la Mustang. Le vieillissant V6 de 4,0 litres est remplacé par un nouveau moteur de 3,7 litres développant 305 chevaux. Cette puissance dépasse celle de plusieurs Mustang GT offertes quelques années auparavant, tout en maintenant une consommation relativement raisonnable.
La Mustang GT retrouve pour sa part une cylindrée étroitement associée à son histoire : 5,0 litres. Entièrement nouveau, le V8 Coyote à quatre soupapes par cylindre développe 412 chevaux et un couple de 390 livres-pied. Il peut être associé à une boîte manuelle ou automatique à six rapports.
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La Shelby GT500 reçoit également plusieurs améliorations. Son V8 suralimenté de 5,4 litres utilise maintenant un bloc en aluminium et développe 550 chevaux. La réduction du poids à l’avant contribue à améliorer son équilibre et son comportement routier.
Avec ces nouvelles motorisations, la Mustang ne mise plus seulement sur son apparence rétro. Elle redevient une véritable référence parmi les voitures américaines de haute performance.
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2012 : le retour de la Boss 302
Ford fait renaître la célèbre Boss 302 en 2012. Comme le modèle original de 1969, cette nouvelle version est conçue pour offrir des performances élevées aussi bien sur la route que sur un circuit.
Son V8 de 5,0 litres reçoit de nombreuses modifications et développe 444 chevaux. La Boss 302 bénéficie également d’une suspension réglable, de freins améliorés, d’un rapport de pont particulier et d’un échappement à quatre sorties, dont deux débouchent devant les roues arrière.
Une version encore plus spécialisée, appelée Boss 302 Laguna Seca, est également offerte. La banquette arrière est remplacée par un renfort structurel, tandis que la suspension, les roues, les pneus et les éléments aérodynamiques sont adaptés à une utilisation plus intensive sur circuit.
La Mustang GT conserve son V8 de 412 chevaux, tandis que la Shelby GT500 poursuit sa carrière avec 550 chevaux. La gamme Mustang couvre ainsi un territoire particulièrement vaste, du coupé V6 relativement abordable jusqu’à la redoutable GT500.
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2013 : une Shelby GT500 de 662 chevaux
La Mustang est de nouveau modernisée en 2013. La partie avant reçoit une calandre plus imposante, tandis que les feux arrière à DEL adoptent une apparence plus sombre et très distinctive.
Le V8 de 5,0 litres de la Mustang GT développe maintenant 420 chevaux. La Boss 302 revient pour une deuxième et dernière année avec ses 444 chevaux, toujours accompagnée de la version Laguna Seca.
La grande nouveauté demeure cependant la Shelby GT500. Son nouveau V8 suralimenté de 5,8 litres développe 662 chevaux et un couple de 631 livres-pied. Ford annonce alors une vitesse maximale dépassant les 320 km/h, soit environ 200 mi/h, dans des conditions appropriées.

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Cette GT500 devient la Mustang de production la plus puissante jamais proposée jusque-là. Elle représente également l’un des derniers projets auxquels Carroll Shelby participa avant son décès en mai 2012.
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2014 : cinquante ans d’histoire
La Mustang 2014 apporte peu de changements importants puisqu’une toute nouvelle génération doit être présentée pour l’année suivante. Le V6 de 3,7 litres développe toujours 305 chevaux, tandis que le V8 5,0 litres de la GT conserve ses 420 chevaux.
La Shelby GT500 revient avec son spectaculaire V8 suralimenté de 5,8 litres développant 662 chevaux. La Boss 302 disparaît toutefois du catalogue après deux années de production.
Le 17 avril 2014, la Ford Mustang célèbre officiellement son cinquantième anniversaire. Depuis son dévoilement à la Foire internationale de New York en 1964, elle a traversé les crises énergétiques, les nouvelles normes antipollution et plusieurs transformations majeures de l’industrie automobile.
Contrairement à la Plymouth Barracuda, à l’AMC Javelin, à la Pontiac Firebird et même à ses grandes rivales Chevrolet Camaro et Dodge Challenger, disparues du marché pendant certaines périodes, la Mustang est demeurée en production sans interruption.
Au fil des décennies, elle est passée d’un petit coupé sportif et abordable à une véritable voiture de haute performance capable de rivaliser avec des modèles beaucoup plus coûteux. Malgré cette évolution, elle a conservé les principaux éléments qui ont assuré son succès : une silhouette immédiatement reconnaissable, une vaste gamme de motorisations et un prix permettant de rejoindre un public relativement large.
Pour 2015, Ford allait présenter une Mustang entièrement renouvelée, dotée pour la première fois d’une suspension arrière indépendante sur l’ensemble de la gamme et officiellement commercialisée dans plusieurs régions du monde. Une nouvelle époque allait commencer, mais les cinquante premières années avaient déjà suffi à faire de la Mustang l’une des automobiles les plus célèbres de l’histoire.
Par René Poulin
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Crédits photographiques : Ford Motor Company, Shelby American et sources diverses. Certaines images, ajoutées lors de la publication originale de cet article en 2013, proviennent d’archives accessibles sur le Web dont la source précise n’a pu être retracée. Si vous détenez les droits sur l’une de ces images, veuillez communiquer avec RPM-Autopassion afin que le crédit approprié soit ajouté ou que l’image soit retirée.


Pour le modèle de série, Ford choisit toutefois une configuration à quatre places susceptible de rejoindre une clientèle beaucoup plus nombreuse.







































































































