Camaro 1980 et LE CENTRE D’ESSAIS DE BLAINVILLE

Camaro 1980

Révélée en 1970, la Camaro existe en quatre versions qui diffèrent par leur équipement mécanique et leur finition: Berlinetta, Coupé Sport, Rally Sport et Z28. Cette dernière, plus évoluée, reçoit en équipement standard le V8 de 5,7 1 accompagné d’une prise d’air sur le capot dont l’ouverture électrique est commandée par la pédale d’accélération et des passages de roues proéminents. Les autres modèles présentent un nouveau motif de grille avant et des bandes décoratives différentes. Suprême raffinement, les sièges baquets et le miroir jour et nuit sont de série. Par contre, la lunette arrière dégivrante est optionnelle. 

 

LE CENTRE D’ESSAIS DE BLAINVILLE:

UN OUTIL PRÉCIEUX

En Installant un Centre d’Essais Automobile dans une partie du camp Bouchard à Blainville, le ministère fédéral des Transports ou Transports Canada vient de rendre un fier service  à l’Industrie automobile.

Par une loi adoptée en 1970, le Gouvernement reconnaissait la nécessité de vérifier la conception des véhicules automobile pour juger du respect des normes en vigueur. Par extension, cette loi s’applique également aux camions, remorques, motocyclettes, motoneiges, etc.

La construction de ce Contre d’Essais occupant 546 hectares a débuté en 1975 pour se terminer cette année et l’inauguration a eu lieu le 9 mai dernier. Le coût total du projet finalisé est de $25.7 millions répartis on $0.5 millions pour les bâtiments, $3.5 millions d’équipement et $13.7 millions pour les pistes. Ce sont d’ailleurs ces pistes qui nous faisaient le plus défaut pour évaluer à longueur d’année toutes sortes de véhicules pour la réalisation de nos guides de consommateurs.

Effectuer les mesures d’accélération, de freinage et de tenue de route sur le réseau routier encombré autour de Montréal devenait de plus en plus dangereux et malaisé. C’est donc avec soulagement que nous pouvons désormais utiliser soit la piste à haute vitesse, soit l’aire de freinage et la piste à basse vitesse ou l’aire d’essai dynamique faisant parties des installations mises à la disposition de tous ceux qui ont des évaluations à faire sur des véhicules de transport terrestre.

Un laboratoire pourvu d’un matériel ultra moderne permet de tester la fixation des sièges, les points d’ancrage des ceintures de sécurité, la résistance des portes et du toit, etc.

Une aire de collisions couverte et très bien aménagée ainsi qu’un laboratoire photo (cinéma), un vaste atelier mécanique, une balance couverte et une station de service sont autant de facilités offertes par le Centre de Blainville.

La circulation sur les pistes est régie par une tour de contrôle possédant un contact visuel sur la partie sud des installations. Le système de communication par radio est des plus efficaces et doublé par un dispositif optique. Cette tour de contrôle abrite encore une station météo qui enregistre la pression atmosphérique, vitesse et direction des vents, température et hygrométrie.

Comme on peut s’en rendre compte, le Centre d’Essais Automobile de Blainville est un outil précieux dont nous n’osions rêver et qui va nous permettre d’améliorer encore la rigueur de nos analyses.

NOTRE MATÉRIEL D’ÉVALUATION

Bien que le Centre d’Essais de Blainville soit adéquatement pourvu en ce qui concerne l’équipement d’évaluation des véhicules, nous préférons conserver le système de données à microprocesseur qui nous donne entière satisfaction depuis 3 ans déjà. La raison majeure est que ce dispositif mis au point avec la collaboration de techniciens Californiens vient d’être amélioré par la suppression de la 5 ième roue. Cette dernière, fixée plus ou moins aisément à l’arrière du véhicule à tester ne représente plus à nos yeux le meilleur système. En effet, cette roue est le siège de glissements, de pertes d’adhérence et les résultats sont tributaires de la pression du pneu et de son usure. Nous avons donc remplacé cette “ancêtre” par un système optique mis au point en Allemagne Fédérale par les établissements Leitz. Il s’agit d’une mesure de défilement du sol sans contact mécanique qui, en relation avec un compteur de temps électronique, nous fournit les paramètres temps/distance/vitesse. Un autre avantage de cet appareil et non des moindres, il se fixe à l’origine par un système de ventouses sur une des portes latérales et à la rigueur peut être installé dans le compartiment moteur à l’abri des curieux…

Les seuls impératifs sont un calibrage rigoureux et une hauteur d’opération de 40 cm. La compagnie Leitz fournit un ensemble complet comprenant le capteur dont nous venons de faire l’acquisition et un petit ordinateur avec imprimante qui reçoit les informations de l’enregistreur de données. Ce système appelé Correvit C Digital est en vente dans son entier pour une somme dépassant légèrement $IOOOO., avis aux amateurs. M. Robert Malo, ingénieur du Centre d’Essais pense que ce système fera sans doute partie de l’équipement disponible à Blainville un jour prochain.

LA CONSOMMATION DE CARBURANT SELON TRANSPORTS CANADA

La consommation d’une automobile dépend d’un certain nombre de facteurs tels que:

La température: Par rapport aux chiffres relevés à 25 C., la consommation observée à O C. est plus forte de 8% pour atteindre 30 % de plus à —30 C. On peut donc relever des écarts de consommation importants dans notre pays où les températures été/hiver sont définitivement opposées.  L’état de la route: Les mauvaises routes peuvent accroitre la consommation de 10 à 35 %.

Les différences de profil peuvent l’augmenter jusqu’à 30 % et les chaussées mouillées ou glissantes jusqu’à 10%.

La charge comme les effets aérodynamiques (vents): Ils modifient encore toutes les données car ces éléments variables ont des effets importants sur le profil de la courbe de consommation d’un véhicule.

La vitesse est bien sûr un des facteurs qui jouent principalement sur la dépense de carburant d’un véhicule. On économise jusqu’à 20% en roulant à 90 km/h plutôt qu’à 110 km/h.

L’état du véhicule: peut influencer, dans des proportions allant de 10 à 15%, le volume de carburant utilisé.

Les courts trajets: Faire moins de 10 km, surtout en hiver, vient à élever la consommation de 10% car il faut faire au moins 25 km par —12 C avant que le moteur ait atteint sa température normale de fonctionnement.

Enfin, le style de conduite propre à la personnalité de chacun nous empêche d’énoncer des chiffres exacts de consommation car ces derniers, même s’ils sont obtenus à l’aide d’instruments de précision, ne signifient rien lorsqu’ils ne sont pas personnalisés.

C’est pour cette raison que nos rapports d’essai portent cette année la consommation moyenne enregistrée par Transports Canada selon la méthode E.P.A. (Environmental Protection Association), qui consiste à faire subir à tous les modèles d’automobile disponibles sur le marché les mêmes tests dans des conditions identiques. Ce système ne donne pas la consommation réelle du véhicule mais fournit une base de comparaison entre tous les modèles.

Ainsi, chacun pourra évaluer, d’après son style de conduite, sa propre consommation à partir des chiffres de Transports Canada. Si, par exemple, vous possédez une Ford Pinto pour laquelle Transports Canada donne 9.6 L 100 km, (ville et autoroute) mais avec laquelle vous consommez régulièrement 12 L/100 km, vous pouvez augmenter de 20 % tous les chiffres indiqués dans nos rapports d’essais pour définir votre consommation propre avec tous les modèles qui vous intéressent.

Pour trouver le pourcentage, il suffit d’effectuer l’opération suivante (selon l’exemple donné):

12 1 — 9.6 1 = 2.4 1 différence

100 x 2.4 /12 = 20%

Par Daniel Héraud