Pontiac Super-Duty 1962

 

Pontiac Super Duty 421 de 1962

Une Pontiac conçue pour dominer les circuits

Au début des années 1960, Pontiac voulait transformer son image. Longtemps associée à des voitures solides, mais plutôt conventionnelles, la division de General Motors cherchait désormais à attirer une clientèle plus jeune et passionnée de performance.

Le programme Super Duty joua un rôle déterminant dans cette transformation. En 1961, les puissantes Pontiac préparées pour la compétition remportèrent plusieurs victoires sur les ovales de la NASCAR et dans les courses d’accélération. Ces succès replacèrent rapidement Pontiac parmi les constructeurs américains les plus redoutables en compétition.

Le moteur 421 Super Duty fit son apparition vers la fin de l’année 1961. À cette époque, les moteurs et les composants de performance étaient principalement fournis aux équipes de course afin d’être installés après la livraison des voitures.

Lorsque les organismes de réglementation exigèrent que les moteurs utilisés dans certaines catégories soient installés par le constructeur, Pontiac réagit en proposant officiellement le Super Duty dans un nombre limité de Catalina et de Grand Prix pour 1962.

Le puissant moteur 421 Super Duty

Au cœur de ces voitures se trouvait un V8 de 421 pouces cubes, soit environ 6,9 litres, spécialement développé pour résister aux contraintes de la compétition.

Le moteur possédait un bloc à quatre boulons par palier, un vilebrequin en acier forgé, des bielles renforcées et des pistons en aluminium forgé. Son taux de compression de 11,0:1 exigeait un carburant à indice d’octane élevé.

L’alimentation était assurée par deux carburateurs Carter AFB à quatre corps installés sur un collecteur d’admission en aluminium. Un arbre à cames mécanique McKellar no 10, des culasses à haut débit et des collecteurs d’échappement spécialement conçus complétaient cet impressionnant ensemble mécanique.

Pontiac annonçait officiellement une puissance de 405 chevaux bruts SAE à 5 600 tr/min et un couple de 425 lb-pi à 4 400 tr/min. Ces chiffres étaient probablement conservateurs, une pratique assez courante pour les moteurs destinés à la compétition durant cette période.

Dans son essai publié en mai 1962 par le magazine Motor Trend, le journaliste et spécialiste Roger Huntington estimait que le 421 Super Duty développait en réalité environ 465 chevaux et plus de 500 lb-pi de couple.

Des transmissions manuelles uniquement

Dans la Catalina, le 421 Super Duty pouvait être jumelé à une robuste transmission manuelle Borg-Warner T-85 à trois rapports. Une boîte Borg-Warner T-10 à quatre rapports, commandée par un levier installé au plancher, était également offerte en option.

La Grand Prix Super Duty recevait pour sa part uniquement la transmission manuelle à quatre rapports. Aucune boîte automatique n’était proposée avec le moteur 421 Super Duty.

La puissance était transmise aux roues arrière par l’intermédiaire d’un différentiel Safe-T-Track à glissement limité doté d’un rapport de 4,30:1. Cette configuration favorisait les accélérations au détriment du confort et du régime moteur sur la route.

Une carrosserie allégée grâce à l’aluminium

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Afin de rendre la massive Catalina plus compétitive, Pontiac proposa plusieurs composants en aluminium destinés à réduire son poids. Certaines voitures reçurent notamment un capot, des ailes avant, des passages de roues intérieurs, un support de radiateur et un pare-chocs avant fabriqués dans ce matériau.

Selon l’équipement installé, ces pièces pouvaient retirer près de 200 livres à la voiture. Certains exemplaires préparés plus intensivement pour la course reçurent également d’autres composants allégés.

Ces pièces d’aluminium étaient toutefois beaucoup plus fragiles que les éléments ordinaires en acier. Elles sont aujourd’hui extrêmement rares, ce qui augmente considérablement la valeur d’une Super Duty qui possède encore ses composants d’origine.

Des équipes de course et certains concessionnaires pouvaient pousser la préparation encore plus loin en installant des vitres légères, en retirant des éléments de l’habitacle ou en ajoutant une prise d’air fonctionnelle. Ces modifications n’étaient cependant pas présentes sur toutes les Super Duty livrées par Pontiac.

Des chiffres de production difficiles à établir

Les chiffres de production des Pontiac Super Duty de 1962 ont longtemps varié selon les sources. Les recherches historiques publiées dans le magazine spécialisé High Performance Pontiac permettent néanmoins de mieux comprendre la répartition des voitures produites.

Pontiac aurait construit 162 Catalina équipées d’un moteur Super Duty. Parmi celles-ci, 155 auraient reçu le moteur 421, tandis que sept auraient été équipées du 389 Super Duty.

À ce nombre s’ajouteraient 16 Grand Prix, toutes équipées du 421 Super Duty. On obtient ainsi 178 Pontiac Super Duty clairement identifiées pour l’année 1962, dont 171 propulsées par le moteur 421.

Certains documents font cependant état de 179 voitures. Cette différence s’expliquerait par la présence d’une Super Duty supplémentaire dont le modèle ou la configuration exacte n’a pu être confirmé. Il demeure donc prudent de préciser que les chiffres peuvent varier légèrement d’une source à l’autre.

Cette production extrêmement limitée, combinée à l’utilisation intensive de plusieurs voitures en compétition, explique pourquoi les véritables Catalina et Grand Prix Super Duty sont aujourd’hui aussi rares et recherchées.

Des performances exceptionnelles en 1962

Dans son numéro de mai 1962, Motor Trend publia l’essai d’une Catalina 421 Super Duty préparée par Royal Pontiac. La voiture était conduite par Jim Wangers, l’une des personnalités les plus étroitement associées à l’image de performance de Pontiac.

Malgré une température froide et des conditions d’adhérence difficiles, la Catalina atteignit 60 mi/h en 5,4 secondes et parcourut le quart de mille en 13,9 secondes à 107 mi/h.

Roger Huntington estimait qu’avec une meilleure adhérence et des conditions optimales, la voiture aurait pu atteindre 60 mi/h en environ 4,5 secondes et parcourir le quart de mille dans la zone médiane des 12 secondes, à une vitesse approchant 115 mi/h.

Ces performances étaient remarquables pour une imposante voiture américaine du début des années 1960 et démontraient clairement que la Super Duty avait été développée avant tout pour la compétition.

Caractéristiques techniques

Modèles : Pontiac Catalina et Pontiac Grand Prix
Empattement de la Catalina : 120 pouces
Poids approximatif : environ 3 550 livres avant les principaux éléments d’allègement
Prix du moteur 421 Super Duty : environ 2 250 $ US en option
Production Super Duty documentée : 162 Catalina et 16 Grand Prix

Moteur 421 Super Duty

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Configuration : V8
Cylindrée : 421 pouces cubes, soit environ 6,9 litres
Alimentation : deux carburateurs Carter AFB à quatre corps
Taux de compression : 11,0:1
Puissance annoncée : 405 chevaux bruts SAE à 5 600 tr/min
Couple annoncé : 425 lb-pi à 4 400 tr/min
Transmissions : manuelle à trois ou quatre rapports selon le modèle
Rapport du différentiel : 4,30:1

Performances mesurées par Motor Trend

0 à 60 mi/h : 5,4 secondes
Quart de mille : 13,9 secondes à 107 mi/h

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La Pontiac Super Duty en miniatures

American Muscle – Échelle 1/18

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Muscle Car Collectibles/Ertl – Échelle 1/18, édition limitée

1830 diecast catalina 62

Sources historiques consultées

Motor Trend, mai 1962 – Essai de la Pontiac Catalina 421 Super Duty, rédigé par Roger Huntington.

High Performance Pontiac – Recherches historiques et techniques de Rocky Rotella consacrées aux Pontiac Super Duty de 1962.

N’oubliez pas de consulter notre section :

Brochures automobiles Catalogues.

Par René Poulin

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